La vie parisienne

Je ne suis pas parisienne ca me gêne ca me gêne J'm'efforce de le devenir, on va rire, on va rire...

30 septembre 2007

Une relation dangereuse - Douglas Kennedy

Deux correspondants de guerre se rencontrent, tombent amoureux, et rentrent en Europe se marier et fonder une famille. Grossesse de l'une, éloignement de l'autre, infidélité, manipulation et cruauté se mêlent pour former ce qui est, à mon goût, le meilleur roman de Kennedy, dont l'intrigue n'est pas sans me rappeler "Aidez-moi", de Nicci French.

Dans ce bouquin fort bien ficelé Douglas Kennedy aborde le thème - glissant - de la dépression post-partum. Il noue son intrigue avec habileté, rendant avec justesse et finesse des émotions pourtant typiquement féminines, sans tomber dans le pathos. Le dénouement est à la mesure du reste de l'ouvrage. Un excellent roman, à découvrir sans hésitation.

Une relation dangereuse - Douglas Kennedy (éditions Pocket)

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29 septembre 2007

La poursuite du bonheur - Douglas Kennedy

A force de lire le critiques du dernier Kennedy, et puisque mes auteurs favoris ne sortent pour l'instant aucun bouquin (ah si... Le dernier Coben, à acheter d'urgence), je me suis décidée à découvrir le chouchou de la rentrée.

La poursuite du bonheur est un gros pavé, dont l'histoire se situe en majeure partie dans l'après-guerre. Sara rencontre Jack, une nuit partagée, un soldat qui part pour la guerre en promettant le ariage à son retour, et puis, le silence. De rencontre éclair en retrouvailles, un amour mené "malgré tout". Des obstacles, une lutte en vain, des caprices d'un destin qu'on dirait mesquin. Une histoire bien ficelée, douce amère, sans trop de cris. Un dénouement sans tra-la-la, presque philosophique. Douglas Kennedy ne résoud pas la question du bonheur, ne dit ni ce que c'est, ni comment le trouver. Son livre n'est pas un petit guide du bonheur parfait, à cent lieues des Harlequinades et autres romans roses. Le sien est gris: gris perle, gris orage, gris souris, nuancé de bleu, de rose, de doré. Gris comme un ciel mi-figue, mi-raisin. Son héroine, à la fin, n'est pas forcément heureuse, n'est pas malheureuse non plus. Elle a appris, sur elle, sur son passé, sur sa famille. On la quitte plus forte, plus adulte, à l'aube peut-être d'une nouvelle facon de vivre.

La poursuite du bonheur, Douglas Kennedy, 774 p. (éditions Pocket).

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28 septembre 2007

L'âge d'homme - maintenant ou jamais

Bof...

On retrouve ici Romain Duris dans son rôle habituel de grand gamin mal rasé et à la coupe de cheveux approximative. Quelques gags sans surprise qui rappellent trop l'Auberge Espagnole, un langage volontairement grossier, sans doute pour faire "d'jeuns" et "cool". Je suis ringarde, moi.

Sans aller jusqu'à employer l'imparfait du subjonctif, on peut se demander pourquoi le film est ponctué de phrases aussi remarquablement grossières que "et avec ta meuf tu niques souvent", ou encore "tu te rases les couilles".

Un film médiocre à mon goût, dont le seul intérêt es de pouvoir mater la plastique romaindurissienne jusqu'à plus soif. Torse nu, en train de se déhancher autour d'une barre de strip-tease, tout nu sous une serviette le torse dégoulinant de mousse, l'animal a de quoi ravir  l'oeil féminin: ventre plat, silhouette élancée et musclée, nerveuse, avec une toison pectorale disons... Sexy.

A voir si vous avez du temps à perdre et une carte UGC.

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27 septembre 2007

Soirée "Workinzecity" à La Villa

A mon avis l'afterwork est le concept le plus génial depuis l'invention du bas autofixant. Sortir du bureau à six heures, grimper dans le train, arriver en boîte et faire la fête à sept heures du soir, rentrer au nid sur le coup de onze heures et demi, et être frais et dispos le lendemain au bureau.

Rajoutez le fait que les gens sont à peu près bien fringués puisqu'ils sortent de bureau, qu'il y a un mélange équilibré au niveau du public (de 25 à 50 ans, hommes et femmes en nombre à peu près égal) et qu'il n'y a pas vraiment de poivrots bourrés comme des coings...

La Villa est un bar chic et spacieux, avec une salle assez vaste pour ne pas être incommodé par la fumée. Le service est tout sauf sympathique, sauf si vous avez affaire à Georges, un grand brun souriant et - ca ne gâche rien - plutôt craquant.

La soirée d'hier fut l'occasion de rencontrer, enfin et après plusieurs échanges de mails, la charmante Léa, qui tient les blogs "O bout de mes doigts" (où on peut admirer ses créations, car Léa et cotumière http://oboutdemesdoigts.canalblog.com/) et "O bout de mes pieds" (où elle fait partager ses coups de coeur girlies: http://oboutdemespieds.blogspot.com).
Comme avec Fran, rencontrée dimanche à l'occasion de la parade bretonne sur les Champs et avec qui l'après-midi s'était prolongée chez Ladurée, le courant est passé tout de suite. Léa est rieuse, sympathique et gaie, comme sur ses blogs!

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Julie, la soeur de ma Nounette (http://viennoiseries.over-blog.com/article-10317438.html), s'est également jointe à nous. Et  nous avons retrouvé Guillaume, rencontré jeudi dernier à la soirée "International", au Bizen, venu avec son collègue, Willy.

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Un pas de danse, une bousculade, nous avons fait la connaissance de Patrick et Xavier.

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Un joyeux petit groupe pour quelques heures de fiesta. La musique était extra, mélange très équilibré de tubes disco et de hits actuels relevés d'un soupcon d'électro, et l'ambiance vraiment sympathique.

Soirée Workinzecity (http://www.workinzecity.org/)
La Villa, 37 avenue de Friedland, 75008 Paris (M° / RER Charles de Gaulle Etoile).

15 EUR l'entrée incluant open bar à bulles (une coupe par tête au final, car avec 2 serveurs pour 300 personnes, forcément, il y avait de quoi décourager le pire alcoolique) et buffet froid de 19h00 à 21h00 (mangez avant, le buffet est riquiqui, la file d'attente épouvantable, la qualité médiocre).
Après 21h00 les 15 EUR incluent l'entrée et un cocktail.
Le vestiaire est épouvantablement cher: 2 EUR par article, 4 EUR pour un grand sac et 5 EUR pour une valise (oui, j'avais une valise...), et le personnel, aussi désagréable qu'un bouquet de poil à gratter.

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Caramel

Il y a Tante Rose, couturière à la douce beauté fanée, qui veille sur l'irascible et sénile Lili, capricieuse et tendre.
Il y a Layale, amoureuse d'un homme marié au klaxon tonitruant.
Il y a Nisrine, qui se refera une virginité sous le nom de Julie Pompidou, et Rima, femme à femme, et Jamale, qui cherche à oublier que l'âge la rattrape.
Fait des destins croisés de cinq femmes libanaises, Caramel est un film calme, sans grands cris ni prétention. Une tranche de vie s'écoule, mêlant rires et larmes, tendresse et colère. Les mots francais se glissent dans l'arabe de Beyrouth, les émotions se rencontrent et se mélangent. Des personnages attachants, des scènes qui sonnent juste.
Un film à voir, pour son atmosphère nostalgique, authentique, douce-amère.

http://www.caramel-lefilm.com

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26 septembre 2007

Au pied des tours de Notre-Dame

Minuit sonne dans la nuit froide. Notre-Dame illuminée, le jongleur qui éteint ses boules de feu, son numéro est terminé.

Quelques accords de guitare qui s'élancent le long des murs blancs, résonnant dans l'obscure fraîcheur de la dernière nuit de l'été. Quelques accords d'une chanson que fredonnait ma mère, quelques accords qui me donnent envie de m'asseoir et d'écouter.

Juchée sur une borne de pierre, les jambes pendantes comme celle d'une gamine grimpée sur un tabouret trop haut, j'écoute. Emotions mêlées d'une musique familière et belle, de la beauté d'une cathédrale plusieurs fois centenaire, d'une peine sourde teintée de résignation. Le musicien est courbé sur son instrument, il joue pour lui, offrant à ceux qui veulent bien l'entendre un moment de beauté simple et pure. Il ne pose pas, il ne fait pas la manche, il joue, avec amour et simplicité.

Les larmes roulent, tranquilles et tièdes. Des larmes qui murmurent que mon coeur revient à lui, des larmes qui me disent que j'apprendrai à vivre sans l'espoir de lui. Un premier pas vers demain.

Et puis c'est le froid qui finit par engourdir mes jambes, c'est une pièce dans l'étui de la guitare, un "merci" murmuré à cet homme qui fait naître une impalpable magie.

C'est un homme dont les yeux croisent les miens et sourit à mes larmes, "c'est nostalgique, hein?" avant de s'éloigner.

Ce sont les premières notes du "Métèque" qui me retiennent là, à demi partie. Une chanson, et une autre encore, et encore.

Et puis il fait vraiment trop froid, et je tourne enfin le dos à Notre-Dame et au musicien. Ce sont encore les yeux de l'homme qui croisent les miens, "Vous partez déjà", un hochement de tête et un murmure, "j'ai froid".

Ce sont les Quais qui défilent tandis que je remonte vers Bastille, c'est une voix soudain sur mon épaule, ce sont les yeux de l'inconnu de Notre-Dame, il dit qu'il aimerait me revoir.

C'est son sourire et sa gentillesse qui me font de nouveau fondre en larmes, le coeur à fleur de peau. Il sourit, il parle gentiment, et me fait rire, malgré tout.

C'est parce que je trouve qu'il faut une jolie dose de courage pour aborder ainsi quelqu'un, de la compassion pour passer au-delà d'un chagrin, et parce qu'il avait l'air bon, que j'ai accepté de noter son numéro. Et c'est pour tout cela à la fois que, je crois, je l'appellerai.

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25 septembre 2007

Les Bleus... pas dans les yeux

Au contraire des "Bleus" de Prague (c'était là: http://viennoiseries.over-blog.com/article-4805696.html), les nôtres, de Bleus, sont loin d'être coopératifs.

A l'exception de Chabal (ca s'écrit comme ca?) ils sont même carrément petits joueurs...

Voilà quatre fois que l'équipe de France défile sous mes fenêtres. Sauf que moi, Mesdames, au boulot, je me concentre, je ne regarde pas par la fenêtre pour voir le cuisinier lutiner la réceptionniste ou les rugbymen défiler.

Bon, si mes collègues me prévenaient plus tôt, je ne dis pas, mais ils ont la fâcheuse habitude de me lancer "Strudel, regarde qui passe" alors que l'équipe est déjà loin. Ah, l'esprit d'équipe, je vous jure...

Du coup, je n'ai jamais réussi à prendre plus qu'un cliché de dos d'un vague remplacant.

Vendredi, dix-huit heures, ma collègue qui me dit "je vais boire un verre là". "Là? Mais pourquoi, "là"?
- Pour voir l'équipe de France, Strudel."

Hop, on plie l'ordinateur, hop, on enfile le manteau, hop, on suit Caro les bons tuyaux et on se retrouve à poireauter avec elle dans le hall d'un hôtel de luxe à siroter du champagne et à critiquer les groupies.

Repérage du bus "ils vont sortir par derrière". Et nous nous retrouvons, avec une cinquantaine de fans, sur le parking, à attendre la sortie des Dieux du Stade (habillés), soigneusement canalisés par des agents du Raid (et pour les footeux, on envoie le GIGN?).

Bousculade, Caro me lance "Strudel, prends le en photo".

Quoi, photographier ce type tout mince qui a l'âge d'être mon grand-père? Mais c'est qui?

Regard courroucé de ma voisine: "C'est Bernard Laporte", et Caro qui s'esclaffe.

Et soudain hop, plus de Caro. Où est-elle? Caro? Caro?

Elle ressort le sourire aux lèvres et brandissant un papier...

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Chabal lui a signé un autographe. D'ailleurs, c'est à peu près le seul qui a joué le jeu. On a pu entr'apercevoir un ou deux rugbymen se diriger vers le bus pour y mettre leur trolley, comme celui-ci...

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Ou celui-là...

Et puis les agents nous ont tous fait rentrer dans le hall, et aligner sur un côté, en nous disant "allez, laissez un passage pour les joueurs".

Et, pendant que nous attendions, ils ont fait sortir les joueurs par la porte de derrière.

Je comprends qu'ils soient concentrés, je comprends la pression, la tension, les enjeux. Je comprends qu'ils n'aient pas envie de sourire, parler aux supporters, etc. Mais entre la fuite par la porte arrière, et passer devant une petite cinquantaine de personnes qui attendaient depuis une heure...

Du coup le discours de Bernard Laporte sur l'importance de "sentir le public derrière eux", ou "ils doivent se sentir portés par la France entière" perd du coup en crédibilité. On sent le futur secrétaire d'Etat.

On était loin de l'esprit rugby, ce soir-là.

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Le goût de la vie

Comme dit Thibault le problème de la carte UGC c'est quon va "voir des films qu'on n'irait jamais voir si on devait payer pour". Donc, forcément, on est plus souvent décu que sans la carte UGC.

Des trois fims que j'ai vus ce week-end c'est incontestablement "Le goût de la vie" qui emporte ma préférence. Tendre sans être neuneu, drôle, émouvant aussi, avec des personnages principaux frais et "normaux" (aaah, la sublime fossette d'Aaron Eckhart), une histoire simple et crédible, de belles musiques (j'ai fondu en larmes en écoutant "Liviamo"), et l'avantage de la VO (sous-titrée) qui évite les doublages pouvant tourner à la catastrophe.

Bien sûr on pourrait grommeler que l'intrigue est cousue de fil blanc, que dès le début on prévoit la fin (ce n'est pas faux).

Malgré tout, ce film est empreint de fraîcheur et de tendresse, ce que je préfère largement aux atmosphères tendues, agressives ou mélodramatiques des films francais que j'ai pu voir récemment. A voir, sans hésiter.

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24 septembre 2007

Comme une collégienne

RER A, huit heures moin dix. Accrochée à la barre tandis que le train démarre, un regard bleu croise le mien.

Une fois. Encore une fois. Et, comme une collégienne, je me sens rougir et détourne le regard.

De Nation à Châtelet, regards à la dérobée, je me sens comme une gamine qui n'ose pas croiser le regard du garcon populaire du lycée.

Sa main au-dessous de la mienne, sur la barre.

Ma main qui glisse doucement vers le bas, au hasard des chaos et des secousses.

Ma peau qui effleure, par mégarde, le bout de son pouce. Il ne bouge pas la main, deux millimètres de peau qui se frôlent, son regard sur ma joue et moi, timide comme une débutante, qui détourne obstinément les yeux.

Châtelet, je me prépare à descendre et trouve enfin le courage de croiser son regard. Bleu. Sourires.

Je descends du train, et me retourne. Il me regarde et me sourit, et je me moque de moi-même en regardant les portes se refermer sur ses yeux bleus.

Demain, peut-être...?

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21 septembre 2007

Soirée "Internationale" au Bizen

Jeudi, pause de midi: "il se passe quoi ce soir à Paris?"

Après quelques recherches vous tombez sur une soirée internationale au Bizen. C'est un afterwork, formule que vous avez appris à aimer à Vienne (ca commence tôt, vous pouvez rentrer tôt sans avoir l'impression de tout manquer, et être en forme au bureau le lendemain), dans un quartier pas loin du vôtre, et vous savez par expérience que les étrangers sont plus disposés à taper la causette avec les inconnus que les autochtones dans leur pays natal (quoi que, vue la facilité avec laquelle des inconnus se mettent à papoter avec vous dans le métro ou la queue du supermarché...)...

Jeudi, 19h30, vous arrivez au Bizen: quelques serveuses minces et court vêtues finissent de manger, vous informent qu'elles "n'ont pas fini la mise en place" mais que vous pouvez vous asseoir "là", et que la soirée commence "à huit heures". Soit.

Visiblement vous êtes dans un bar à la mode (tant mieux, vous n'en connaissez aucun), qui a la bonne idée d'organiser, un jeudi sur deux, une soirée de filles avec massages et autres rigolades. L'endroit est assez grand, branché sans être trop chic, carte des boissons "normale" et dont les serveuses ont dû être guichetières au Trésor Public dans une autre vie, tellement elles sont peu souriantes.

Assise à votre table "là" vous devez réclamer la carte des boissons, attendre en vain qu'on vienne prendre votre commande, et regarder les gens arriver. Le bar faisant également restaurant, vous ne savez pas vraiment si les gens qui arrivent viennent là pour dîner entre amis ou pour participer à la soirée. Vous ne vous voyez pas vraiment sauter sur le râble de la première personne venue pour vous présenter, vous sentez épouvantablement mal à l'aise et finissez par appeler votre amie Marion qui dîne vers Montmartre "t'es où, je ne connais personne, tout le monde se connaît, je n'oe pas aborder les gens, je me sens mal, la prochaine fois j'emmène ta soeur, je viens dîner avec vous".

Elle se marre, vous indique le restau (un Thai apparemment délicieux, au 42 rue Rodier, 75009 Paris, M° Anvers), vous prenez vos petites affaires et...

Et vous retrouvez à échanger un sourire ici, un "bonsoir" là. Un des organisateurs de la soirée croise votre chemin et vous présente à la ronde, pour le reste, vous êtes rôdée, hein... Cinq ans de RP et de cocktails mondains, finalement, ca ne s'oublie pas.

De fil en aiguille vous rencontrez un Italien aux yeux verts qui vend du soutien-gorge (et qui irait fort bien avec votre ex, Italien aussi, qui vend du bas et du collant), une Francaise rentrée de Belgique venue avec sa grande soeur plus petite qu'elle, un ingénieur qui revient d'Italie et a amené tous ses collègues, une Anglaise qui parle espagnol, des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes, des ingénieurs, des avocats...

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C'est à onze heures et demi que vous retrouvez finalement Marion, fatiguée, de meilleure humeur, et bien décidée à recommencer.

Le Bizen, 111 rue Réaumur, 75002 Paris (M° Sentier, Bourse ou Réaumur-Sébastopol).

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