20 mars 2008
Mais pourquoi n'y a-t-il plus de cookies?
Entre ceux grignotés hier soir à la sortie du four (pour voir s'ils sont assez cuits. Pour voir s'ils sont réussis. Et parce que j'avais un creux);
Ceux donnés à l'Homme dans une petite boîte pour qu'il ait de quoi grignoter au bureau;
Les deux grignotés sur le coup de midi, en attendant le bus qui ne venait pas;
Et ceux offerts aux collègues...
Hop, envolée la fournée de cookies cuisinée hier soir avec amour.
Partie d'une recette donnée par une Flyladie sur notre groupe de bonnes petites ménagères (presque) modèles, je l'ai (c'est plus fort que moi) un peu (beaucoup) modifiée, et ca donne...
Ingrédients (pour 20-25 biscuits environ)
*120 g de sucre cristal
*125 g de beurre (j'ai mis 50 g de beurre salé, le reste de beurre doux)
*300 de farine, un sachet de levure
*un oeuf entier
*un petit verre de rhum
*des pépites de chocolat (j'ai martelé une tablette neuve avant de l'ouvrir et de récupérer les gros éclats irégliers qui craquent si bien sous la dent, cachés dans le biscuit)
*des raisins secs
Préparation
*mettre le beurre et le sucre dans un saladier, malaxer
*ajouter la farine, comme pour préparer une pâte à crumble, puis la levure
*lier le sable grossier ainsi obtenu avec un oeuf, ajouter le rhum (ajouter de la farine si la pâte s'avère trop collante)
*incorporer les raisins secs (facultatif) et les éclats de chocolat
*faconner une petite boule de pâte et l'écraser entre vos paumes pour obtenir un disque un peu épais
*étaler les disques de pâtes sur la plaque du four (beurrée, ou avec une feuille de papier sulfurisé), parsemer d'éclats de chocolat
*mettre à four chaud (thermostat 180° selon la recette, j'ai dû moi mettre du 230 degrés sinon ca ne suisait pas), laisser cuire dix-quinze minutes selon le four
On obtient des biscuits dorés et fondants, dont la texture rappelle plus le shortbread que le cookie, délicieusement parfumés et savoureux. Bon appétit!
16 mars 2008
La Nouvelle Star
Depuis mon retour en France j'ai commencé à regarder (un peu) la télé. Notamment (mea maxima culpa) la Star Ac, le vendredi soir.
Mauvaise langue que je suis, chaque émission était pour moi une occasion en or de laisser libre cours à ma langue vipérine et à casser les candidats (des tocards), les chansons (mal interprétées), les costumes (ridicule), l'animateur (ringard), etc.
Et puis aussi, et peut-être surtout, pour le plaisir d'en lire ensuite le compte rendu sur le blog de Kevin Moulback, dont les billets m'ont faite hurler de rire à mon arrivée au bureau chaque lundi matin.
Et Kevin récidive avec ... la Nouvelle Star. Bonne lecture!
15 mars 2008
Ah bon...
Quand je regarde les provenances de mes visiteurs, je vois parfois des requêtes un peu bizarres conduisant les gens chez moi. Du genre "sous les jupes", ou "je marche dans la rue sans culotte" ou "vie parisienne+rencontres adolescentes".
Surprise du jour: en tapant "ENVOYER LA COCAINE PAR LA POSTE" sur Orange, mon blog arrive en neuvième position. Bof, pour ce genre d'expéditions, moi, je tenterais plutôt le pigeon voyageur. Pas de douane. Et ca reviendrait sans doute moins cher qu'un Colissimo. Tss, certains n'ont pas l'esprit pratique.
14 mars 2008
Benjamin Gates et le livre des secrets
Châtelet après le bureau, séance affichant complet et aucun film ou presque ne commencant rapidement: c'est un peu par défaut que nous avons opté pour Benjamin Gates, opus 2.
Alors alors... Malgré un joli casting alignant Nicolas Cage, Diane Kruger (moins jolie quand elle bronze), Jon Voigt, mon chouchou Ed Harris (pourquoi il joue toujours les salauds?) et l'excellente Ellen Mirren;
malgré quelques scènes d'action assez sympathiques et quelques très beaux décors;
malgré un Ed Harris qui vieillit décidément fort bien, en mettant un peu de viande autour de son visage taillé au couteau, ce qui ne lui va pas mal du tout;
magré un président des Etats-Unis vachement plus sexy que ceux ayant jamais occupé ce poste (JFK mis à part);
malgré, donc, quelques ingrédients bien choisis, ce volet de la saga Gates s'avère une version basse calories d'Indiana Jones. Puisque c'était en VO, on ne peut même pas mettre la faiblesse ou la grandiloquence de certains dialogues sur le compte du doublage.
Un film à voir éventuellement, avec un pré-ado assez jeune pour avaler l'histoire sans s'arrêter aux ficelles un peu grosses.
13 mars 2008
Petites embrouilles et pieux mensonges - Elizabeth Young
Un petit morceau de chick-lit, ou "littérature pour poulettes", en bon francais.
En résumé: harcelée par sa mère qui désespère de la voir rester célibataire, Sophy s'invente un petit ami bien sous tout rapport. Le jour où elle est "contrainte" de présenter ledit petit ami à sa mère, Sophy engage un escort-boy. Les mensonges s'accumulent.
Sans atteindre la verve jubilatoire d'Agathe Hochberg (Ce crétin de prince charmant), sans donner à son personnage la dimension canaille et attachant de Brudget Jones, Elizabeth Young propose une amusante bluette sympathique et distrayante, qui permettra à toute fille souffrant d'un déficit chronique ou passager de bonne humeur de se changer les idées sans forcément liquider la plaquette de chocolat. Un roman sans prétention, vite lu, à emprunter de préférence à la biliothèque (parce que pour 18,5 €, on peut largement avoir mieux). Idéal pour un trajet en train ou une fin de week-end.
Petites embrouilles et pieux mensonges - Elizabeth Young, Editions Plon, 337 pages, 18,50 €
11 mars 2008
Le registre des morts - Patricia Cornwell
On retrouve dans le dernier opus de Patricia Cornwell le quatuor Scarpetta, Wesley, Farinelli et Marino. Invitée surprise, Marylin Self, avec qui Scarpetta avait déjà eu maille à partir dans un précédent roman.
Le style de Patricia Cornwell devient encore plus épuré, froid, neutre envers ses personnages, quasi-masculin. Comme Elisabeth George, Patricia Cornwell n'est pas tendre avec ses héros, les laissant se débattre dans des situations douloureuses et se blesser mutuellement.
En résumé: Installée à Charleston, Kay Scarpetta dirige son propre laboratoire privé d'anatomopathologie, aidée de sa nièce Lucy, de l'ex-policier Pete Marino, et de sa secrétaire de toujours, Rose. Après la demande en mariage de Benton Wesley, Pete Marino perd les pédales, faille dans laquelle s'engouffre la psychiatre Marylin Self pour le manipuler et nuire à Scarpetta. S'y mêlent l'enquête sur un tueur en série surnommé "le marchand de sable", à laquelle participent Wesley et Scarpetta, la mort d'un enfant anonyme que nulle famille ne réclame et les amours de Rose, pour nouer une intrigue un peu compliquée aux rebondissements parfois hachés.
Un thriller bien mené par un maître en la matière, qui n'atteint cependant pas l'haletante perfection d'autre romans du même auteur. L'ambiance est noire et dépouillée, servie par un ton sobre, masculin, qui ne sombre pas, au contraire du dernier Grangé par exemple, dans l'accumulation de détails sanglants plus répugnants les uns que les autres.
Le style de Cornwell rappelle celui des romans criminels d'Andrea Japp (sa traductrice). J'ai pris plaisir à retrouver dans ce livre mes personnages "cornwelliens" favoris, la fin du roman laissant présager de nouveaux rebondissements, de nouvelles évolutions dans la psychologie des personnages. A lire sans hésiter.
Le registre des morts - Patricia Cornwell, Editions des Deux Terres, 468 pages, 22,50 €.
05 mars 2008
C'est fou ce qu'il se cache d'amour...
dans un rideau de douche.
Au risque de passer pour une cinglée j'avoue que le fait d'avoir vu l'Homme passer...
*Dix minutes chez Carrefour à me regarder choisir une tringle (au BHV et chez Casto, c'est trop cher), et encore dix minutes à la caisse centrale à protester contre la différence entre le prix en caisse (19,90 EUR) et celui en rayon (9,90 EUR)
*Un bon quart d'heure chez Bricorama (ceux de Carrefour étaient moches) à choisir un rideau potable à prix correct
*Dix minutes encore à essayer de monter la tringle, pui à la scier (j'ai déniché la scie à métaux dans ma penderie, alors que lui se réjouissait déjà à l'idée de boire l'apéro tranquille et de remettre la corvée tringle au prochain week-end)
*Un temps précieux juché sur ma baignoire à prendre des mesures, à tracer des repères au crayon et à jouer de la perceuse
*Et encore dix minutes à enfiler les anneaux dans les trous non perforés du rideau, à enfiler le rideau sur la tringle, et à passer l'aspirateur après son bricolage
Ca m'a fait un effet à peu près comparable à celui d'un cadeau impromptu ou d'un dîner surprise au restaurant. J'en ai oublié sa critique sur mon goût en matière de rideau de douche (des carrés rose et rouge avec des coeurs primitifs, flashy comme tout mais merveilleusement bien assortis à mes murs bubble-gum, na), et j'étais prête à entendre dans ses ronflements nocturne une réinterprétation moderne de la 9ème Symphonie (sauf qu'il n'a pas ronflé).
Bref, Messieurs, si vous avez quelque chose à vous faire pardonner, au lieu d'un bouquet, posez un rideau de douche.
03 mars 2008
Sans plus attendre
Scenario: deux hommes atteints d'un cancer fulgurant décident de profiter de leurs derniers mois pour vivre tout ce qu'ils voudraient encore vivre avant de mourir.
Jack Nicholson en milliardaire râleur et emmerdeur patenté, et Morgan Freeman en mécanicien cutivé et père de famille aimant, campent à merveille un duo dynamique et drôle à souhait. Malgré un thème sombre et délicat, et une fin à tirer des larmes, les scènes s'enchaînent à un rythme tonique. Action, rires, gouaille, les deux sexagénaires nous entraînent de chute libre en atelier de tatouage, d'Egypte en Himalaya, pour un film jubilatoire et hilarant.
29 février 2008
Jumper
Pour une fois la critique avait raison. Enfin; la critique qui disait que le film était une daube joyeusement daubée, pas la critique disant que c'était un film sympa permettant de passer un agréable moment.
Synopsis: un jeune homme a le pouvoir de se téléporter. Il vole de l'argent dans les banques pour gagner sa vie, et flâne à travers le monde le reste du temps. Un jour, il manque se faire tuer par un Paladin (les Paladins étant les ennemis des Jumpers) et découvre - ô surprise - qu'il y a d'autres Jumpers dans le monde. Il fait équipe avec un autre Jumper pour éliminer le plus dangeureux des Paladins.
Mmm... Comment dire? Disons que dans son genre, ce film était aussi barbant que Cloverfield. Hayden Christensen en plus, mais passé les premières images, il perd de son charme. La jolie Rachel Bilson fait un peu tarte. Morgan Freeman avec les cheveux blancs semble s'être perdu là par hasard (son agent a voulu lui faire une mauvaise blague en l'envoyant tourner dans ce navet?).
Le côté réjouissant du film réside dans les très belles images (Egypte, Australie, Tibet, etc) et un peu (un tout petit peu) dans la jolie petite gueule d'amour du personnage principal (dont la fadeur ternit vite l'éclat, hein).
Bref... Sauf si vous voulez amortir à tout prix votre passe UGC, oubliez ce film.
27 février 2008
Taguée!
Taguée? Taguée. Quand Venise et Fée s’y mettent, ca donne...
Six petites manies qui égayent mes jours…
Je parle aux objets. A mon orchidée pour qu’elle cesse de faire tomber ses feuilles, à l’ordinateur pour qu’il se décide à avancer, à la pâte à pain pour qu’elle lève bien…
Je lis toujours avant de m’endormir. Même si ce n’est qu’une seule page et que je tombe de sommeil après une longue nuit de bal et un petit déjeuner. D’ailleurs, j’ai toujours de la lecture sur moi. Je suis capable d’acheter un bouquin ou une revue pour faire le trajet bureau-maison en RER si je n’ai plus rien à bouquiner.
Je lis et relis les bouquins, plusieurs dizaines de fois pour certains. Mais jamais ceux en langue étrangère.
J’adore cuisiner dans ma vieille cocotte Le Creuset. Tout y passe : ragoûts, compotes, je tiens à cette cocotte comme un bébé à son hochet. Elle date de ma grand-mère, son revêtement est écaillé, son cul noir comme un conduit de cheminée, je lui cherche une remplaçante (aux puces, parce qu’au BHV, c’est trop cher), mais en attendant, je m’obstine à cuisiner dans ma cocotte.
Je pense et je rêve indifféremment en français et en allemand. Il m’arrive même de parler allemand à un collègue me parlant anglais ou francais.
Je fais mon lit tous les matins. Ma chambre est peut-être le seul endroit parfaitement en ordre de ma maison, mais je n’y déroge jamais.
Et six petits riens à savoir… ou pas
Je ne suis pas écolo pour deux sous, mais très branchée remèdes de grand-mère, huiles essentielles, vinaigre blanc pour nettoyer, transports en commun, chasse aux lumières allumées, couches lavables (enfin, en théorie) et baume du tigre.
Je vais au marché parce que je n’aime pas les légumes ni les fruits du supermarché. J’adore papoter poireaux et citrouille avec la maraîchère ou les clients dans la queue.
Je dévore les bouquins de puériculture et le site de la Leche League est dans mes favoris, je suis incollable sur le soin de bébés, l’allaitement, les couches lavables et sommeil partagé, j’ai 1001 principes concernant les bébés, l’accouchement et l’éducation… Mais je n’ai pas d’enfant, ni la perspective d’en avoir prochainement. C’est un centre d’intérêt, comme d’autres sont abonnés à Rustica alors qu’ils n’ont pas de jardin (ca doit bien exister, non ?).
Je ne sais pas lire un plan ni une carte, et suis capable de me perdre avec un mappy. La dernière fois que j’ai conduit avec le GPS, j’ai failli mordre le nez de l’Homme tellement le GPS et lui me tapaient en choeur sur le système. Alors, quand je voyage, j’apprends à dire « bonjour » et « au revoir » dans la langue du pays, puis « pardon Monsieur / Madame, la rue Machin s’il vous plaît » ? En russe, en tchèque, en grec, en arabe… Tout plutôt que de lire une carte.
J’aime lécher le saladier ou la cuillère en bois quand quelqu’un fait de la pâte à crêpes ou à gâteaux. Miam, la pâte crue…
Je pique de la viande crue quand il y a de la cuisine en préparation. Bœuf, lardons, saucisse… Mais pas de volaille ni d’agneau. Quand l’Homme a préparé un plat asiatique et que la viande était salée, poivrée et sucrée, j’ai regretté ma gourmandise.
A qui le tour?