29 août 2007
Geekette, geekette, c'est vite dit...
C'est ce qui s'appelle mettre la charrue avant les bœufs.
Depuis ma joyeuse incursion sur le Net depuis le nid, figurez-vous que Môssieur PC me fait la tête. Jaloux que je délaisse ses p’tits programmes pour me balader sur la toile ? Contrarié de sentir une intrusion dans ses p’tits câbles ?
Crise de jalousie ou simple mauvaise humeur, Môssieur PC a décidé depuis dimanche de m’en faire voir de toutes les couleurs. Il refuse de s’éteindre, d’abord. Quand je clique sur « Sart » puis « Ausschalten » (oui oui, il est en teuton, Môssieur PC), il réfléchit cinq ou dix minutes et puis me déclare (en teuton toujours, mais je vous donne la version traduite) : « changer d’utilisateur ? Se délogger ? »
Non, E-TEIN-DRE !!!
Il ne veut rien savoir. J’appuie quand même sur « délogger », il fait toujours waterloo. Il ne veut pas, il ne veut plus. Ré appuyer sur « Start », il ne veut même plus afficher son p’tit menu déroulant. Il ne s’éteint pas, il ne réagit plus, inerte comme un visage au Botox.
Je le débranche, il s’éteint.
Lundi soir
Espérant que Môssieur PC ait retrouvé sa bonne humeur, je le rallume.
Il boude, rame, hoquette. Je rage. L’éteint, le rallume. Il renâcle, rechigne, mais finit par condescendre à s’éveiller.
Et puis il se met en tête d’ouvrir le dossier C :
Je le ferme.
Il le rouvre.
Je le referme.
Il le re-rouvre.
Je décide de ruser, je réduis la fenêtre du C : sans la fermer.
Il la re-re-re-ouvre.
Je le déteste.
Entre deux ouvertures intempestives de C : je télécharge un antivirus sur le Net. En priant pour que ce ne soit pas un virus.
Je dodeline de la tête devant mon écran tandis que Môssieur PC rame, turbine, bidouille. Installation, lancement. Ce crétin de Norton ne trouve aucun virus. Je le savais, Môssieur PC est vivant, je vais bientôt me retrouver dans la suite de « I, Robot » (remarquez, si c’est avec Will Smith comme le premier opus, je veux bien jouer la demoiselle en détresse prisonnière du vilain Môssieur PC).
Je veux éteindre Môssieur PC, il refuse et me rejoue le scénario de la veille. Je craque et arrache sournoisement son cordon ombilical, il s’éteint (ou bien il fait semblant, on ne sait jamais avec ces bestioles, finalement).
Mardi soir
J’allume Môssieur PC, il plante. Une fois, deux fois, trois fois… Je tente de me logger sous un autre utilisateur et… gnark ! Je t’ai eu !
Ah non, voilà que le C : repart à l’attaque. Môssieur PC : 1 point. Strudel : 0.
Il me dit quand même qu’il a un virus planqué dans le dossier Truc, un vilain machin nommé W32 ou un truc dans le genre. Je note (dans ma tête) où se planque le virus, je pars à sa recherche… et je l’oublie aussitôt.
Je ne le trouve pas, ce p… de virus.
Alors je commence à trifouiller dans le ventre virtuel de Môssieur PC et à effacer les trucs suspects. J’y vais au délit de faciès, effaçant les fichiers .exe portant un nom bizarre, ceux que je ne me souviens pas avoir déjà vus, etc.
Et puis, et puis…
Et puis je remarque que Môssieur PC a arrêté d’ouvrir le C : comme un exhibitionniste ouvre son imperméable.
Miracle ?
PS : Pour éviter ce genre de mésaventures (si vous avez un geek sexy à portée de la main, vous pouvez sauter ce passage, qui vous priverait d’un prétexte de drague sympa), vous pouvez télécharger sur www.securer.com un pare-feu, un chasseur de virus, un détecteur de sites dangereux, et plein de trucs super amusants pour protéger Môssieur PC.
24 août 2007
Strudel version geekette
Le mot me fait certes irrésistiblement penser au gekko, peu glamour a priori, mais puisqu'il est à la mode, hein...
La geekette c'est une personne du beau sexe se passionnant pour le monde obscur (pour moi) des nouvelles technologies. La fille qui maîtrise son PC mieux que votre copain binoclard à lunettes qui a un clavier greffé au bout des doigts, comme un Ewdard aux mains d'argent version numérique.
Moi, je suis plutôt la fille qui couine "mais non, ne t'éteins pas, mais pourquoi tu te mets en hibernation?" à son portable qui, n'en faisant de toute facon qu'à sa tête, s'éteint imperturbablement sous vos supplications désespérées. Passe Monsieur Patron "que se passe-t-il, Strudel?", vous expliquez la situation et Patron se penche pour remettre en place la prise que vous aviez débranché...
Bref.
Avant-hier vous avez essayé de brancher votre Freebox toute neuve. Déjà le prospectus indique "livré avec trois antennes", vous n'en trouvez que deux.
Bref. Vous montez vos boîtiers, branchez vos câbles, allumez vos apareils...
Echec.
Re-essai.
Re-échec.
Etc, etc, etc. A une heure du matin Strudel se déclare échec et mat et va se coucher.
Têtue comme trois mules bretonnes vous retentez le coup le lendeöain. Défaites tous vos branchements, refaites tous vos branchements.
Echec.
Vous recommencez. C'est Mamaman qui serait fière de votre ténacité. Ou bien elle vous déclarerait, moqueuse: "quand tu as une idée dans la tête tu ne l'as pas ailleurs".
Certes. Surtout quand il s'agit d'une nouvelle paire de Sergio Rossi.
Au quatrième, cinquième, sixième échec vous appelez l'Insupportable pour qu'il vous guide par téléphone.
Il ne répond pas, bien sûr.
Vous recommencez. Rageuse. Prête à les appeler, ces fichus techniciens sous contrat qui vont vous arracher 90 EUR et la moitié de votre futur tailleur tout neuf pour brancher trois câbles. Vous êtes prêtes à soupconner free de mal écrire les manuels exprès pour vous obliger à appeler leurs techniciens payants et leur hotline hors de prix (vous virez parano quand vous êtes contrariée).
Vous cliquez sur le bouton d'aide. Quand même. Parce que vous préférez vous offrir un tailleur neuf qu'un technicien (ceci dit, si le technicien ressemble à Ashton Cutcher, ca se discute).
Vous tentez de suivre les indications de l'aide. Sachant que votre PC est configuré en allemand, que l'écran affiché diffère un peu beaucoup de celui de l'aide et que vous ne savez pas vraiment traduire les termes techniques d'une langue à l'autre.
Vous bidouillez, testez. Echec.
Re-bidouillez, testez. Ca marche.
Vous n'y croyez pas. Mais ca marche.
Demain vous essaierez de trouver comment configurer votre lettre d'information sur votre nouveau blog, pour faire plaisir à Dame V.